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Télédétection et cartographie à petite échelle des paysages de la France de l’Ouest

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M APPE ONDE 2/1993 TÉLÉDÉTECTION ET CARTOGRAPHIE À PETITE ÉCHELLE DES PAYSAGES DE LA FRANCE DE L’OUEST Vincent DUBREUIL* RÉSUMÉ Les images des satellites NOAAAVHRR sont utilisées dans le but d’établir une cartographie détaillée des paysages ruraux dans la France de l’Ouest. Douze images de 1985 à 1990 représentant l’indice de végétation NDVI ont été sélectionnées. Une analyse discriminante pas à pas permet de classer les pixels de l’image en fonction de 16 échantillons choisis comme représentatifs des types de paysages et des régions agricoles de l’Ouest. Les limites des classes ainsi obtenues sont fort comparables aux cartes communales thématiques d’utilisation du sol des atlas régionaux. ABSTRACT Images from NOAA-AVHRR satellites are used to establish a detailed cartography of landscapes in western France. Twelve images between 1985 and 1990 representing the Normalized Difference Vegetation Index have been selected. Through step by step analysis each pixel of the image is classified, relying on 16 landscapes patterns, considered as representative of the rural landscapes and agricultural regions in this part of France. The boundaries between the resulting classes are comparable to those traditionally found in regional atlases. RESUMEN Las imágenes de los satélites NOAA-AVHRR se utilizan para establecer una cartografía pormenorizada de los paisajes rurales en la Francia del oeste. Se han seleccionado doce imágenes de 1985 a 1990 que representan el índice de vegetación NDVI. Un análisis discriminante paso a paso permite clasificar los pixels de la imagen en función de 16 muestras representativas de los tipos de paisajes y de la regiones agrícolas del oeste. Los límites de las categorías resultantes son muy comparables a los mapas comunales temáticos de utilización del suelo de los atlas regionales. CLASSIFICATION FRANCE NDVI PAYSAGE RURAL TÉLÉDÉTECTION CLASSIFICATION FRANCE NDVI REMOTE SENSING RURAL LANDSCAPE CLASIFICACIÓN FRANCIA NDVI PAISAJE RURAL TELEDETECCIÓN La cartographie des paysages à petite échelle s’est souvent heurtée à un nombre considérable d’obstacles: s’il est simple, quoique long et fastidieux, d’effectuer des cartes thématiques d’occupation du sol et des productions agricoles, il devient beaucoup plus complexe d’intégrer, en vue d’une synthèse régionale, la densité du bocage, la qualité des sols, l’humidité, tous éléments qui déterminent l’originalité paysagère d’une région. permet d’opérer un suivi quasi quotidien du couvert végétal à l’échelle régionale (Mounier, 1990). Ainsi, les données fournies par les satellites NOAA (National Oceanographic and Aeronautic Administration) ont-elles été utilisées afin d’effectuer, par exemple, une cartographie des biomes africains (Tucker et al., 1985). Plus récemment, une classification des types d’occupation du sol aux États-Unis a été proposée (Loveland et al., 1991) ainsi qu’une classification de la végétation sur la France et l’Espagne (Farki et Sairouni, 1991). Depuis quelques décennies, des progrès substantiels ont été réalisés dans ce domaine grâce à la télédétection. L’inventaire systématique des cultures au niveau parcellaire peut ainsi être effectué au moyen de satellites à forte résolution spatiale (Landsat TM, SPOT) mais à faible répétitivité (Hubert, 1989). En revanche, la prise en compte des données fournies par des satellites à faible résolution spatiale (un kilomètre environ) mais à forte répétitivité (un ou plusieurs passages par jour) Le principe de l’étude présentée ici (Dubreuil, 1992) consiste à retenir un nombre suffisant d’images couvrant la totalité de la saison végétative (de la fin de l’hiver jusqu’à l’automne), sur plusieurs années afin d’atténuer les effets de la variabilité interannuelle des conditions climatiques sur le couvert végétal. Douze indices de végétation NDVI (Normalized Difference Vegetation Index) de 1985 à 1990 ont ainsi été soumis à une analyse discriminante pas à pas, classification supervisée en fonction de 16 échantillons (5 x 5 pixels) choisis * Équipe COSTEL, Université de Rennes 2 Haute Bretagne, Rennes. V. Dubreuil 18 comme représentatifs des types de paysages ruraux de la France de l’Ouest (fig. 1 et tab. A). Le résultat de la classification est donc une image où chaque pixel est regroupé avec l’échantillon dont le comportement radiométrique est le plus proche pour chacune des douze images. L’intérêt géographique de la méthode est de fournir une cartographie des paysages ruraux en fonction de types reconnus et identifiés sur le terrain ou à partir de cartes classiques. Le résultat brut de cette classification est présenté sur la figure 2. Les couleurs des classes 6 à 14 ont été choisies de manière à exprimer, de façon claire, les nuances entre les bocages les plus denses et humides (classes 6 et 7) et les campagnes (openfields) céréalières, souvent remembrées, des classes 12 à 14. Apparaissent ainsi de grandes nuances dans les types des paysages ruraux de l’Ouest. Notons que trois classes (3, 4 et 5) ont dû être définies afin de rendre une image fidèle des massifs forestiers. Enfin, la classe 15 regroupe non seulement les régions viticoles du val de Loire, mais aussi certaines zones légumières et céréalières (polders du MontSaint-Michel) ainsi que des villes moyennes comme Quimper ou Laval. La résolution d’un kilomètre au nadir du capteur du satellite NOAA offre paradoxalement une image un peu trop fouillée. Afin d’améliorer la lisibilité de ce document, un filtre de 3 x 3 pixels a été appliqué: à chaque pixel central a ainsi été attribuée la valeur de la classe modale de celui-ci et de ses huit voisins réunis. Cette méthode a pour avantage de lisser les contours des régions observables sur la carte en éliminant les pixels isolés (fig. 3). En revanche, cette procédure peut masquer des détails fins correspondant à des éléments géographiques bien connus (Montagnes Noires, vallées, petites villes, etc.). Au vu de ces deux images, il convient également de souligner l’hétérogénéité des types de régions rurales dans la France de l’Ouest. Au-delà même de la diversité des types d’échantillons retenus, s’opposent: V. Dubreuil 7 Caen MANCHE 13 CALVADOS Vire 6 16 2 Châteaulin ORNE 4 CÔTES-D'ARMOR 8 Pontivy 12 FINISTÈRE ILLEETVILAINE 3 MAYENNE Le Mans MORBIHAN 11 SARTHE LOIREATLANTIQUE 1 15 Nantes MAINE-ET-LOIRE 5 Bressuire VENDÉE 10 Localisation de l'échantillon 9 14 La Roche-sur-Yon Type de paysage Poitiers Cultures dominantes 1 Ville de Nantes Bâti urbain dense 2 Monts d'Arrée Landes 3 Forêt de Paimpont Forêt 4 Forêt d'Écouves Forêt 5 Forêt de Chinon Forêt 6 Sud-ouest de Vire Bocage très dense Prairies permanentes, cultures fourragères, élevage 7 Cotentin intérieur Bocage dense Prairies permanentes, cultures fourragères, élevage 8 Bassin de Châteaulin Bocage Cultures fourragères puis céréales 9 Sud de Bressuire Gâtine vendéenne Élevage, cultures fourragères 10 Ouest de La Roche-sur-Yon Bocage à larges mailles Cultures fourragères, élevage, céréales 11 Sud du Mans Bois, bocage «aéré» Élevage et céréales 12 Est de Pontivy Campagne remembrée Céréales dominantes 13 Sud-est de Caen Openfield Céréales 14 Nord-ouest de Poitiers Openfield Céréales 15 Vallet (Est de Nantes) Vignoble Vigne 16 Clos-Poulet Openfield littoral Cultures légumières 1. Localisation des 16 échantillons retenus pour la classification (haut) A. Identification des échantillons de paysages retenus dans la France de l’Ouest (bas) 19 Mappemonde 2/93 2. Résultat brut de la classification d’images NOAA - de vastes ensembles homogènes représentés par une seule et même couleur (ou une couleur largement dominante) comme la Vendée, le Nord de la Mayenne, la campagne de Caen ou la Bretagne céréalière de Pontivy à Loudéac; - des régions moins bien caractérisées sur le plan paysager, mosaïques où plusieurs couleurs se mêlent de façon inextricable: ainsi, le Sud de l’Ille-et-Vilaine et le nord de la Loire-Atlantique. cellaire, intègrent un nombre important de paramètres: types de cultures, importance du couvert forestier et surface des bois et bosquets, densité du bocage, proportion d’espaces bâtis ou en friches et parfois même nature du substrat géologique. C’est en ce sens que les images proposées ici apparaissent moins comme des cartes des régions agricoles (pratiques et types de cultures) que des cartes des paysages ruraux à petite échelle. Ce type de document apparaît donc complémentaire des cartes thématiques (occupation du sol, pratiques agricoles, etc.) utilisées traditionnellement en géographie. Une cartographie encore plus fine pourrait être réalisée en intégrant les données des satellites à haute résolution spatiale comme SPOT ou Landsat. On voit tout l’intérêt d’une telle méthode sur le plan géographique, même si l’interprétation et l’explication de détail ne sont pas sans poser quelques problèmes. Du fait de la résolution spatiale des capteurs de NOAA (1 km), les données radiométriques, particulièrement dans des régions à petit par- V. Dubreuil 20 Mappemonde 2/93 3. Classification d’images NOAA après application du filtre HUBERT L., 1989, Potentialités et limites de l’imagerie satellitaire pour une cartographie dynamique de l’occupation du sol en Bretagne, Thèse de doctorat, Université Rennes 2 Haute Bretagne, 260 p. LOVELAND T. R., MERCHANT J. W., OHLEN D. O. et BROWN J. F., 1991, «Development of a land-cover characteristics database for the conterminous US», Photogrammetric Engineering & Remote Sensing, vol. 57, n° ll, pp. 1453-1463. MOUNIER J., 1990, «Cartographie des risques naturels par l’image satellite», Publication de l’Association internationale de climatologie, vol. 3, Colloque «Satellites et Climatologie», Lannion, Rennes, juin, pp. 83-89. TUCKER C. J., TOWNSHEND J. R. G. et GOFF T. E., 1985, «Africa land-cover classification using satellite data», Science, vol. 227, n° 4685, pp. 369-375. 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Nós vamos continuar trabalhando como sempre. (Encontro dos professores., 1990, p.10) 36 Cadernos de Pesquisa, nº 111, dezembro/2000 Nesse processo de organização, os encontros anuais representam momentos decisivos. Além de possibilitar articulações culturais e políticas, trocas de experiências e de conhecimentos, favorecem o surgimento de novas concepções de educação escolar indígena que respeitam os conhecimentos, as tradições e os costumes de cada povo. Concomitantemente à valorização e ao fortalecimento da identidade étnica, procuram introduzir conhecimentos necessários para uma melhor relação com a sociedade não índia. A seguir, traço um panorama geral da trajetória histórica do movimento, em seus já 12 anos de existência, reportando-me a cada encontro realizado. Foram produzidos relatórios de todos os 12 encontros. No 1o Encontro, realizado na cidade de Manaus, em 1988, cada grupo relatou a maneira de educar na sua comunidade, com base na questão “Como se aprende a viver?” Problematizaram-se a existência da escola e os seus objetivos, tendo em vista o fato de que a educação sempre existiu, o que se traduziu na indagação: “Se já existia educação na originalidade, para que funciona a escola atual?” As reflexões também se reportaram ao perfil da escola desejada e aos passos para obtê-la. No 2o Encontro, de 1989, foram avaliadas as realizações dos professores para atingir os objetivos em consonância com os princípios estabelecidos com a finalidade de nortear a construção de uma verdadeira escola indígena. Destacaram-se, também, as ações empreendidas para garantir o reconhecimento e a regulamentação das escolas indígenas em nível oficial, pois, como explicitam os professores de Roraima: “o não reconhecimento das escolas indígenas é uma das dificuldades mais graves, no que diz respeito aos trabalhos clandestinos”. Os esforços para se manterem articulados foram considerados importantes para o fortalecimento do movimento e a conquista de seus ideais escolares. Como problemas comuns, destacaram-se a questão das línguas indígenas e a situação complexa de diversidade lingüística presente no movimento. No 3o Encontro, de 1990, avaliaram-se as contribuições dos encontros anteriores e o papel do movimento no encaminhamento e na resolução dos desafios enfrentados pelos professores na prática diária. Foram também discutidas temáticas como: “Currículos”, “Formação dos professores” e “Articulação do movimento”. O 4o Encontro, de 1991, aprofundou a discussão de problemas relativos à elaboração de currículos, e o estudo da legislação relacionada direta ou indiretamente à educação escolar indígena. Houve também discussão sobre a articulação do movimento dos professores com as diversas organizações indígenas (de cará- Cadernos de Pesquisa, nº 111, dezembro/2000 37 ter mais amplo, como a Coordenação das Organizações Indígenas da Amazônia Brasileira – Coiab –; e outros movimentos específicos, como o de agentes de saúde indígena e de mulheres). Realizou-se ainda um trabalho inédito com base na metodologia dos “temas geradores”, ocasião em que os professores puderam vivenciar um profundo exercício de interculturalidade, confrontando os diversos saberes dos povos indígenas presentes no encontro. Um dos momentos mais significativos foi a discussão e aprovação de uma “Declaração de Princípios” sobre a educação escolar indígena, que se tornou, desde a ocasião, o principal documento do movimento, de caráter articulador e reivindicatório. O 5o Encontro, de 1992, realizado na cidade de Boa Vista, em Roraima, centrou a atenção nos currículos, no regimento, na metodologia do tema gerador no contexto da diversidade cultural, na legislação/política governamental, nas propostas para o novo Estatuto do Índio, no Comitê Assessor do MEC e, ainda, na articulação e na continuidade do processo. Nessa ocasião o Estado do Acre passou a integrar também o movimento. No 6o Encontro, de 1993, realizado pela segunda vez na cidade de Boa Vista, discutiu-se sobre as “Culturas diversificadas”, o que demonstra a vontade de aproveitar os momentos de reunião não só para se conhecer mas também para conhecer a história e a cultura dos demais povos indígenas presentes. Esse tema, por sua vez, gerou a discussão de vários subtemas: organização social e política; origens; rituais; trabalho, economia e produção; educação tradicional. O 7o Encontro, de 1994, focalizou, além da temática “Medicina tradicional”, vários outros assuntos, tais como a avaliação da história do movimento; diagnóstico e avaliação da situação atual dos currículos e regimentos; política educacional oficial (governamental) e interna (indígena). No 8o Encontro, de 1995, discutiram-se as “Escolas indígenas e projetos de futuro” (relação entre escola e economia) com base na “Declaração de princípios”. Elaborou-se também um detalhado diagnóstico da realidade e dos problemas enfrentados pelas escolas indígenas da região, bem como procurou-se identificar as metas a serem alcançadas, dependentes do poder externo (União, estados e municípios), e as que estavam prioritariamente nas mãos do próprio movimento, ou seja, as que dependem da articulação e do trabalho interno. Foi também retomada uma questão fundamental, discutida no 1o Encontro: “Para que escola?” O 9o Encontro, de 1996, realizado pela primeira vez em São Gabriel da Cachoeira, no Amazonas, elegeu como tema “Escolas indígenas e projetos de futuro”. Na ocasião foram aprofundadas discussões do encontro anterior, a partir da constatação de que as escolas tanto podem ajudar a construir o futuro, como 38 Cadernos de Pesquisa, nº 111, dezembro/2000 podem destruí-lo. Foi também debatida a problemática da saída dos jovens das aldeias, por falta de alternativas internas. O 10o Encontro, de 1997, realizado em clima de festa, em comemoração aos dez anos, teve como tema “Avaliando o passado é que se constrói o futuro”. Num grande esforço coletivo, os participantes efetuaram profunda avaliação dos avanços alcançados e dos problemas e dificuldades que permanecem no tocante à situação das escolas indígenas nas regiões englobadas pelo movimento. Também se discutiu a continuidade do movimento, com base na temática “Pensando as perspectivas futuras”. No 11o Encontro, de 1998, além de serem abordados inúmeros temas – “A educação indígena e suas alternativas rumo ao ano 2000”; “Amazônia: políticas de ocupação e desenvolvimento”; “Educação indígena na trilha do futuro”; “As organizações indígenas frente aos projetos de ocupação da Amazônia”; “Educação indígena e desafios atuais” –, foi desenvolvido um trabalho sobre a proposta de estruturação da COPIAR, suas ações e maneira de se organizar. Decidiu-se também que essa discussão deveria ser aprofundada nas diferentes regiões, durante o período posterior ao encontro, e retomada no 12o Encontro, de 1999. O 12o Encontro, de 1999, realizado novamente na cidade de Manaus, escolheu como tema “A educação indígena nas trilhas do futuro: o Brasil que a gente quer são outros 500”. Na ocasião, foram analisados a situação da educação escolar nas regiões e os avanços e impasses na construção de escolas indígenas. Foram também relatadas experiências indígenas na gestão da educação, atividade que contou com a contribuição do professor Gersem dos Santos Luciano, do povo Baniwa, na época secretário municipal de educação de São Gabriel da Cachoeira, no Amazonas, e do professor Bento Macuxi, coordenador da DEI, de Roraima. A opção pela “oficialização”: riscos e desafios de um novo momento A dinâmica dos encontros tem priorizado, ao longo desses 12 anos, o intercâmbio das variadas experiências de como “fazer escolas indígenas”, fortalecendo o movimento como formulador de políticas e princípios próprios para a educação escolar. Também a troca de informações acerca do debate nacional quanto ao direito dos povos indígenas a “escolas diferenciadas”, inclusive prevista na legislação oficial, tem merecido constantes reflexões, como foi o caso da discussão sobre Resolução elaborada pelo Conselho Nacional de Educação, que cria e normatiza a categoria “escolas indígenas”. No final do último encontro, em 1999, decidiu-se, com o objetivo de aprimorar o instrumental de organização do movimento – seu Cadernos de Pesquisa, nº 111, dezembro/2000 39 poder de articulação e proposição –, transformar a Copiar em Conselho de Professores Indígenas da Amazônia – Copiam. Para tanto, as diversas regiões assumiram tarefas concretas, entre as quais a elaboração de uma proposta de estatuto, discutida no 13o Encontro Anual, em Manaus, em agosto de 2000. Esse encontro teve o formato de Assembléia Geral do Copiam, ocasião em que foi abordado o tema “A educação indígena diferenciada é a trilha do novo milênio”. Com uma pauta predominantemente ligada às de Araçatuba, São Paulo, Brasil, e relação entre elas no período de 1994 a 2004. Ano Cães Habitantes Relação habitante/ cão Relação cão/ 10 habitantes * 1994 1999 2004 26.926 34.332 31.793 159.700 169.303 177.823 * Relação seguida de letras diferentes diferem entre si (p < 0,0001). 5,93 4,93 5,59 1,69 c 2,03 a 1,79 b Cad. Saúde Pública, Rio de Janeiro, 24(4):927-932, abr, 2008 ESTUDO DESCRITIVO DE UMA ESTRUTURA POPULACIONAL CANINA 929 Figura 1 Porcentagem de cães segundo a faixa etária na área urbana de Araçatuba, São Paulo, Brasil, nos anos de 1994 e 2004. baixa resposta imunológica frente a diversas vacinas contra importantes enfermidades, como a raiva 2,13. O número de eutanásias realizadas pelo CCZ declinou no período pós-raiva (1997 e 1998) e aumentou a partir de 1999 com a introdução da leishmaniose visceral (Figura 2). A taxa de eutanásia em 1994 foi de 8,8% (2.376/26.926); em 1999 foi de 14,9% (5.121/34.332) e em 2004 de 29,4% (9.364/31.793), diferenças estas estatisticamente significantes (p < 0,0001). Considerando-se o período de 11 anos, 49.380 cães foram submetidos à eutanásia no CCZ, sendo que deste total, 41.774 corresponderam ao período entre 1999 e 2004 (dados não apresentados). Ao contrário da raiva, cujas medidas de controle são amplamente eficazes, a enzootia de leishmaniose visceral no município não conta com meios de prevenção tão eficientes 14,15 e a alta taxa de eutanásia observada pode ter sido fator determinante para o decréscimo da população canina. Segundo Lima Júnior 2, elevadas taxas de mortalidade favorecem a renovação populacional o que pode resultar em população mais jovem e com maior tendência à prolificidade. Em Araçatuba, porém, a eliminação anual de um grande número de cães pode ter prejudicado seriamente o crescimento desta população uma vez que, mesmo havendo a reposição dos cães, muitos podem ter sido eliminados antes de atingirem a idade reprodutiva. A distribuição dos animais pela área urbana de Araçatuba revelou uma densidade de cães variável entre os diversos setores. Em 2004, por exemplo, os cães jovens com menos de dois anos de idade representaram 49,6% dos cães da área urbana (Figura 3). Os setores mais periféricos, com população de poder aquisitivo mais baixo, com mais problemas sociais e de saneamento ambiental, além de animais sem acompanhamento médico-veterinário, apresentaram alto percentual de cães menores de dois anos de idade (62% a 68%). Por outro lado, em setores economicamente mais desenvolvidos (região central), a porcentagem de cães com menos de dois anos de idade variou de 32,7% a 37,7%, sugerindo que a expectativa de vida dos cães destes setores é superior à dos periféricos. Os setores com maior porcentagem de animais jovens também apresentaram maior número de casos humanos de leishmaniose visceral e prevalência canina da doença (Centro de Controle de Zoonoses, Secretaria de Saúde e Higiene Pública. Boletins mensais das atividades de controle da leishmaniose visceral. Araçatuba, 1999-2004). Tal resultado é influenciado pela maior freqüência de ações de controle desenvolvidas nesses locais em decorrência dos casos humanos, resultando em maior taxa de eutanásia. Porém, o aumento da população canina mais jovem pode resultar em aumento da susceptibilidade destes cães à leishmaniose visceral, mantendo a doença na área. Cad. Saúde Pública, Rio de Janeiro, 24(4):927-932, abr, 2008 930 Andrade AM et al. Figura 2 Número de cães eutanasiados e existentes no período de 1994 a 2004 na área urbana de Araçatuba, São Paulo, Brasil. Figura 3 Porcentagem de animais de até dois anos de idade nos diferentes setores do Município de Araçatuba, São Paulo, Brasil, em 2004. São Paulo Cad. Saúde Pública, Rio de Janeiro, 24(4):927-932, abr, 2008 33% a 38% 38% a 46% 46% a 54% 54% a 62% 62% a 68% ESTUDO DESCRITIVO DE UMA ESTRUTURA POPULACIONAL CANINA 931 Conclui-se que a ocorrência de raiva e leishmaniose visceral influenciou na estrutura e composição da população canina da área urbana de Araçatuba, em decorrência das ações de controle aplicadas ao reservatório canino. Resumo Colaboradores No período de 1994 a 2004, a população canina de Araçatuba, São Paulo, Brasil, registrou duas importantes zoonoses: a raiva e a leishmaniose visceral. Analisaram-se as mudanças ocorridas nessa população durante esse período, utilizando resultados de censos caninos e de coletas censitárias de sangue realizados em 1994, 1999 e 2004. A relação cão/10 habitantes variou significativamente, passando de 1,7 em 1994 para 2,0 em 1999 e para 1,8 em 2004. A porcentagem de cães com até um ano de idade passou de 20% para 32,5% e o número de eutanásias realizadas também aumentou após 1999, com a introdução da leishmaniose visceral. O número de cães e a estrutura etária variaram nos diversos setores do município e aqueles com maior porcentagem de animais com até dois anos de idade apresentaram maior ocorrência de casos de leishmaniose visceral humana e canina. Tais resultados decorrem de ações de controle adotadas nos setores com casos humanos de leishmaniose visceral, porém, o aumento da população canina mais jovem pode resultar em aumento da susceptibilidade destes cães à doença, favorecendo a manutenção da mesma na área. A. M. Andrade contribuiu na coleta de dados, análise e interpretação dos resultados e elaboração do manuscrito. S. H. V. Perri colaborou na análise estatística e correção do texto. L. H. Queiroz e C. M. Nunes contribuíram na concepção e planejamento, análise e interpretação dos dados e correção do texto. Agradecimentos À Prefeitura Municipal de Araçatuba, por meio da Secretaria de Saúde e Higiene Pública e do Centro de Controle de Zoonoses, e ao relator (anônimo) pelas correções e sugestões. Raiva; Leishmaniose Visceral; Eutanásia Animal; Cães Cad. Saúde Pública, Rio de Janeiro, 24(4):927-932, abr, 2008 932 Andrade AM et al. Referências 1. Beran GW, Frith M. Domestic animal rabies control: an overview. Rev Infect Dis 1988; 10(4 Suppl): 672-7. 2. Lima Júnior AD. Caracterização da população canina para o controle da raiva e outros problemas de saúde pública. Ciência Veterinária Tropical 1999; 2:65-78. 3. Wandeler AI, Budde A, Capt S, Kappeler A, Matter H. Dog ecology and dog rabies control. 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